Le degré de progressisme des partis politiques

A moins de 10 jours de la fin de la période électorale, la rédaction de l’Observatoire politique tunisien a pensé qu’il était important de comparer les points de vue des différents partis politiques sur plusieurs propositions progressistes afin de définir leur degré d’investissement dans l’évolution démocratique du pays. Il est important de rappeler que le degré de progressisme ne signifie pas qu’un parti est plus ou moins démocratique. Il est simplement un indicateur de volonté de changement, d’audace dans la proposition pour la construction d’une  société meilleure.

Notre méthodologie de travail pour définir ce degré de progressisme a consisté à réaliser un classement des différentes réponses des partis politiques tunisiens aux questions posées par les outils comparateurs de programmes disponibles sur internet (bosala, ikhtiar, tunivote, ajidoo). A partir de ces dernières, nous avons mis en place un barème pour nuancer notre classement. Les partis souscrivant tout à fait à une proposition sont crédités de 2 points, ceux y souscrivant plutôt sont crédités d’1 point. La nuance entre ces deux propositions pouvant être due à une non-communication sur la dite proposition dans un souci d’électoralisme.

Nous sommes bien conscients que ce classement à ses limites. D’abord, les partis n’ont pas tous répondu à ces questionnaires, ensuite les sujets progressistes ne sont pas tous évoqués, enfin les programmes et la communication des partis sont imparfaits et empêchent un traitement précis de leur idéologie. Néanmoins, ce classement a au moins le mérite d’exister, puisqu’il se base sur des données fournies par les partis eux-mêmes.

Ce tableau étant un travail évolutif, si vous apercevez une erreur ou connaissez les subtilités d’un programme qui nous auraient échappées, n’hésitez pas à nous en faire part afin que nous le mettions à jour

L’analyse de ce tableau, nous permet de dire qu’un certain nombre de rouages de la démocratie sont déjà connus des partis politiques tunisiens :

Certains partis pas vraiment médiatiques, profitent de ce genre d’outils pour se distinguer du paysage politique particulièrement fécond, tirant leur originalité par conservatisme ou progressisme. C’est ainsi qu’un parti peut curieusement aller à l’encontre de son idéologie pour avoir une communication particulière mais difficile à défendre. Des curiosités naissent ainsi comme un parti nationaliste non panarabe, ou un parti conservateur au référent islamique pour une égalité dans l’héritage.

Les plus gros partis savent que le degré de progressisme ne fait pas nécessairement gagner une élection, car c’est la capacité à rassembler qui permet l’adhésion la plus grande, c’est pourquoi nous trouvons des partis favoris comme le PDP et Ettakatol dans le ventre mou du classement. Leur objectif étant de « jongler » entre progressisme et conservatisme pour rassembler un maximum d’électeurs.

A l’inverse, le premier parti du classement « El Kotb », ne semble pas avoir fait ce genre de calculs, sinon il n’aurait pas parlé de la peine de mort ou de l’égalité dans l’héritage comme arguments de campagne qui sont des sujets on ne peut plus sensibles et non tranchés. Cela s’explique sans doute par la présence très importante en son sein d’indépendants et d’initiatives citoyennes. Ces derniers ont forcément du infléchir les programmes, car ils se soucient moins des procédés électoralistes et des carrières politiques que de consolider des acquis et de développer des libertés.

Une élection comme celle de la constituante, n’est pas une élection comme les autres puisqu’elle permet de définir les bases d’un projet commun pour l’avenir, où l’objectif est d’avoir la diversité la plus large au sein d’une même assemblée. Un pluralisme représentatif de la société, des plus conservateurs aux plus avant-gardistes capables de s’entendre pour définir ce que sera la société tunisienne de demain. La volonté de reformes profondes, affichée par « El Kotb » lui permet donc de se présenter comme la première force progressiste du pays. Cette audace qui les condamnerait pour une élection classique, peut dans ce cas particulier s’avérer payante. On dit souvent que « l’avenir sourit aux audacieux« , nous verrons au petit matin du 24 octobre si cet adage se vérifie en Tunisie…

A propos observatoirepolitiquetunisien

L'Observatoire Politique Tunisien est une initiative individuelle privée, non affiliée à un parti, qui a pour objectif de sensibiliser les Tunisiens à la politique. Par des présentations, des analyses et des commentaires de l'actualité politique du pays, nous tenterons de fournir aux lecteurs quelques clés pour analyser et comprendre la communication politique des différentes composantes du paysage politique tunisien.
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23 commentaires pour Le degré de progressisme des partis politiques

  1. dalila msadak dit :

    vous avez ignoré les listes indépendantes du réseau doustourna qui portent le projet le plus complet de constitution et qui donnent une réponse claire à toutes ces questions sous forme d’article de constitution surtout que la plupart de ces partis se sont inspirés de ce projet revenez à la source je vous conseille de visitez leur site http://www.doustourna.org

    • Nous n’avons ignoré personne, le programme de doustourna a été présenté sur ce blog. L’article ici ne présente que les partis politiques qui sont présents sur les différents outils en ligne. Doustourna n’est présent que sur ajidoo…

  2. gontara youssef dit :

    Je pense que le classement fait dans cet article représente une approche très réglée et stricte hors par exemple en ce qui concerne l’application de la de la chariaa islamique pour les lois tunisiennes , ce n’est pas en clarifiant l’identité islamique culturel et historique qu’on applique ceci pour une constitution , aussi plusieurs partis politiques tunisiens n’ont pas encore pris position a quelques exceptions prés en ce qui concerne plusieurs points cités dans l’article ….

  3. CT dit :

    Cher Observatoir,
    Je suis outrée par les réponses que vous donnez à Ettakatol. Je ne sais pas sur quoi vous vous basez ou si vous avez réellement lu le programme d’Ettakatol ou examiner ses positions.
    Voici en tout cas les réelles positions d’Ettakatol. Vous avez une responsabilité, soyer à la hauteur…
    – Il faut encourager la femme à rester au foyer => Complètement en désaccord
    – L’état pour garder un contrôle sur des œuvres artistiques => Complètement en désaccord
    – Les hauts cadres impliquées avec l’ancien régime doivent être écartés => Complètement d’accord
    – Pour la création de parlements régionaux => Complètement d’accord
    – Pour l’abolition de la peine de mort => Complètement d’accord
    – Séparation de la vie politique et la vie religieuse => Complètement d’accord

    • Si vous êtes outrée par les réponses données par Ettakatol, reprochez-le leur mais ne le reprochez pas à l’Observatoire. Toutes les informations utilisées dans notre article sont issues des outils comparateurs de programmes disponibles sur internet… Regardez vous même les réponses données par Ettakatol sur le site Bosala.org vous verrez que nous n’inventons rien, nous ne faisons que reprendre des informations fournies par le parti lui même… Si ils ont changé d’avis sur un sujet après avoir rempli ce questionnaire, ils auraient du prévenir le site comparateur de programme en question. L’observatoire politique tunisien ne peut en tout cas en aucun cas être accusé de partialité.

      En outre, la rédaction peut fournir, à qui conteste son impartialité, des captures écran des réponses des différents partis politiques sur les outils consultables par tous sur internet…

  4. Arabya Kousri dit :

    En ce qui concerne Ettakatol, pardonnez mon expression, mais vous êtes « à côté de la plaque ».
    Ne pas encourager la femme à rester au foyer : Voir point 91 du programme.
    Pour la création de parlements régionaux : Voir les points 16, 29 et 30 du programme
    Le contrôle de l’Etat sur les œuvres artistiques : Il n’est cité nulle part, ni dans le programme d’Ettakatol, ni dans leurs positions, un organisme de contrôle des œuvres artistiques. Par contre en ce qui concerne les médias, vous pouvez consulter le point 35 du programme.
    Ettakatol est contre la peine de mort, d’ailleurs il a signé le manifeste d’Amesty International et Mustapha Ben Jaafar est connu pour être un farouche opposant à la peine de mort.
    Les hauts cadres doivent être écartés, il suffit de voir la position d’Ettakatol quant au maintien du gouvernement d’Essebsi, la position quant à l’interdiction des cadres du RCD de participer aux élections …

    • Merci pour le qualificatif mais notre santé mental n’est pas à remettre en question. Nous vous invitons à nouveau à aller voir les réponses OFFICIELLES données par le parti ETTAKATOL lui même sur le questionnaire proposé par Bosala.org. Si le positionnement est différent du positionnement actuel, le Bureau politique du parti aurait du prévenir le site internet ou signaler l’erreur. En l’absence de réaction de leur part, nous avons jugé les réponses encore d’actualité selon eux.

      Concernant la peine de mort, un seul parti en a fait un argument de campagne. Ettakatol à notre connaissance n’a pas ouvertement communiqué sur la question même si il a signé le manifeste, donc la nuance est nécessaire. Nous concédons facilement qu’il s’agit du seul point d’interprétation de la rédaction mais nous en avons fait mention dés le jour de la mise en ligne de l’article.

  5. Arabya Kousri dit :

    Vous dites que vous vous êtes basé sur les réponses données à Bosala.org. Comment avez-vous fait alors pour aboutir à un classement autre que celui du site, en vous basant sur ses propres références? Selon votre classement, le pôle est 1er, le POCT est 3ème et AFEK 6ème. Dans Bosala.org, AFEK et le POCT dépassent Ettajdid en progressisme. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche?

    • Notre barème est expliqué par l’attribution de points en fonction des mesures sociétales progressistes, référez vous à l’article. Celui de bosala.org n’est pas expliqué mais tient compte de la donnée économique, ce que nous ne faisons pas. D’où la présence du POCT dans notre classement qui d’un point de vue strictement sociétal est progressiste bien qu’il ne le soit pas économiquement parlant. Nous vous rappelons que la constituante vise à mettre un projet de société en place pour l’ensemble des Tunisiens, il nous a semblé plus opportun de mettre en avant la donnée sociétale plutôt que la donnée économique qui sera gérée par la suite par les politiques gouvernementales.

      • Arabya Kousri dit :

        Vous avez compris mon commentaire à l’envers, je me suis peut être mal exprimée. D’un point de vue strictement sociétal, le POCT est bien plus progressiste que le Pôle, et ce fait est bien représenté dans l’évaluation du site bosala.org (référez-vous au schéma final, par rapport à l’axe vertical du progressisme). Par contre, selon votre évaluation, le Pôle est plus progressiste que le POCT. Comment avez vous abouti à ce résultat en partant des mêmes hypothèses? Cela revient-il au choix des questions? Donc, non objectif?

      • Pour la énième fois, nous nous sommes basés sur les réponses des différents outils disponibles en ligne (bosala, tunivote, ikhtiar, ajidoo) comme expliqué dans l’article, pas seulement sur bosala.org. A partir de cette matière, nous avons créé un classement basé sur un barème de progressisme sociétal qui nous est propre (1 ou 2 points) et qui est explicité. De son côté Bosala.org ne donne pas d’explication sur la méthodologie pour la réalisation de leur graphique par conséquent je ne vois pas comment vous pouvez accorder plus de crédit à leur projection progressiste plutôt qu’à la nôtre.
        Car il y a matière à discuter leur schéma. A titre d’exemple, pour nous, les deux programmes étudiés (nous vous renvoyons à nos articles) les plus à gauche sont ceux de Ettakatol et du PDM (el Kotb), on ne voit donc pas pourquoi Ettakatol est au centre économiquement alors que le PDM est à l’extrême gauche à proximité du POCT. D’autre part dans leur schéma, Afek Tounes est donné comme le parti le plus progressiste pourtant il ne donne pas son opinion sur la peine de mort ou sur l’héritage paritaire entre homme et femme. Autre exemple le CPR est noté plus progressiste qu’Ettakatol alors que son positionnement idéologique identitaire est particulièrement conservateur (arabisation totale de l’éducation, fermeture à l’occident, conception de la culture seulement au prisme de l’identité arabo-musulmane), là encore on ne comprend pas… Notre barème prend en compte ces nuances, le leur non.
        Il n’y a donc pas pour nous de subjectivité dans notre classement, nos données sont fournis par les outils en ligne et notre barème se base sur le degré d’engagement et les propositions progressistes pourvoyeuses de libertés individuelles.

  6. BY dit :

    LES LOIS TUNISIENNES DEVRAIENT ÊTRE FONDÉES SUR LA CHARIAÂ ISLAMIQUE :
    EL MOUBEDRA :  »’ PLUTÔT D’ACCORD  »’ ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? !!

  7. YB dit :

    Bonne initiative et bon travail! C’est très clair et c’est très utile! ça permettra a beaucoup d’hésitants de voir plus clair dans le choix de leur parti! Bravo!

  8. DomiF dit :

    Bonjour : je suis français et je cherchais des informations claires sur vos prochaines élections, notamment pour inciter mes amis tunisiens à aller voter (j’ai vu aujourd’hui que vous pourrez aller voter avec votre carte d’identité, même si vous ne vous êtes pas inscrit sur les listes). Vu de l’étranger, ces élections font très peur, car on a l’impression que la Tunisie va faire un terrible retour en arrière et qu’elle ne sera plus le pays avant-gardiste que l’on connait. J’espère de tout coeur que beaucoup de tunisiens regardent internet et comparent les programmes avant de voter. Je sais que des tunisiens vont se tromper dans leur vote car influencés par des personnes pas forcément recommandables, par manque de culture politique. En même temps, c’est pareil partout dans le monde. En tout cas, bravo et merci pour votre initiative.

  9. chellouf dit :

    Votre questionnaire me donne l’impression qu’il est fait de questions fermées (oui, non) alors que les réponses ne tolèrent pas ce genre d’enquête. Je cite à tire d’exemple la question concernant la séparation entre la religion et de l’Etat qui n’est pas claire. Car la religion islamique sépare entre les deux. On n’a pas de représentant de Dieu. Néanmoins, cette séparation est évoquée dans un autre contexte. Il est curieux, le premier article de la constituante insiste sur le fait que la Tunisie a pour langue l’arabe et pour religion l’Islam. A fortiori, il devrait exister une séparation qui tient compte d’un contexte bien spécifique. Votre initiative est bonne améliorez la.

  10. Daniel DELVERT dit :

    Je dois vous féliciter pour cette tentative plutôt « éclairée » et « éclairante » de présenter des tableaux comparatifs des positions des divers partis.
    Le travail devenait indispensable compte-tenu de l’énorme palette de partis politiques (plus de 100) et de leurs récentes créations pour la plupart, donc un manque de visibilité.
    Mes commentaires :
    1/ On constate qu’un nombre d’internautes ne sont pas OK avec les réponses effectuées par votre organisme. Je répondrai que puisqu’il y a 3 interlocuteurs, on peut y trouver 3 raisons :
    • Les positions affectées aux partis ne seraient pas conformes à leurs positions réelles, ce serait vous accuser de non-professionnalisme ou même de « manipulations ». Je ne donne pas grande foi à une telle allégation.
    • Les partis politiques selon les moments, les endroits et les sources prennent des positions différentes sur des thèmes identiques. Le cas n’est pas à écarter pour certains, mais on pourra alors réfléchir sur la crédibilité et l’éthique morale de telles déclarations
    • Le dernier cas repose sur l’efficacité de la Communication (je suis formateur et coach dans ce domaine). Dans toute communication, il y a un émetteur, un canal de communication et un récepteur. Si les messages de certains de vos lecteurs disent que leur parti s’est positionné différemment de ce que vous annoncez, ce pourrait être aussi que ces lecteurs n’ont pas compris ce que leurs leaders ont déclaré ou ce que les supports de communications énoncent. Ce cas serait grave pour le futur…
    2/ Dans une réponse, vous nous dîtes : « il nous a semblé plus opportun de mettre en avant la donnée sociétale plutôt que la donnée économique qui sera gérée par la suite par les politiques gouvernementales ». Cela signifie pour vous que l’enjeu de l’assemblée « CONSTITUANTE » méritait de n’analyser que les données « sociétales » que vous avez traitées. Permettez-moi de de vous diriger vers une autre analyse qui n’est pas traitée dans votre présentation. J’attendais des visions sur la Constitution, je n’ai eu droit qu’à des programmes politiques ! Nous attendions des visions sur la Constitution, nous avons eu droit à des programmes politiques ! Il me semble que les Politiques se sont trompés d’élections et que vous n’avez pas su traiter le volet principal et essentiel (voir étymologie du terme). Ok pour l’analyse sociétale mais quid des réponses aux questions suivantes : Quelle Constitution ? La Présidence du pays : au suffrage Universel ou la nomination au sein de l’Assemblée ? Pour combien de temps ? L’Assemblée Nationale ? Avec quel scrutin et pour combien de temps ? Dans quel ordre ces 2 élections ? Faudra-t-il faire approuver la nouvelle constitution par une élection type référendum ? Quel calendrier pour l’assemblée constituante ? Quel futur pour cette Assemblée ? Etc. etc. Les questions sur le contenu ne manquent pas, il me semble que les Tunisiens n’ont que peu de réponses pour décider de leur choix. Pour amoindrir ces critiques, je dirais que certaines réponses sociétales m’auront aidé à imaginer la future position de certains partis sur la future Constitution : La séparation ou non de la religion et de l’état, les lois tunisiennes fondées ou non sur la Charia … car la laïcité ou non d’un état est un des grands thèmes de la constitution.
    Voilà ma position … A vous de juger !

    • Il nous semblait opportun dans le cadre de l’élection pour une assemblée constituante de parler d’abord des projets de sociétés qui nous renseignent sur la vision du vivre ensemble des différents partis politiques tunisiens. C’est pourquoi la donnée économique nous paraissait plus secondaire même si elle a effectivement également son importance, notamment concernant la répartition des richesses, l’assistance des plus démunis etc.
      Concernant le critère constitutionnel, nous l’avons esquissé dans l’étude des différents programmes présentés sur notre blog. Chaque article possède un volet sur les régimes prônés par les différents partis (présidentiel, parlementaire, mixte) mais nous avons malheureusement été tributaire des communications des partis sur ce sujet. Comme expliqué, seul Doustourna propose une constitution clé en main déjà rédigée.
      D’autre part, si nous n’avons pas fait état des questions que vous vous posez, c’est aussi parce que pour le moment personne n’a la légitimité pour répondre à ces questions et l’ensemble des sujets seront traités au sein de l’assemblée constituante. Nous regrettons également la non exhaustivité des propositions politiques et c’est pourquoi nous avons tenté de traiter de manière comparative les questions auxquelles il était possible de répondre.
      Pour ce qui concerne votre remarque sur la laïcité, c’est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait car pour bon nombre de Tunisiens, le terme désigne une forme d’anti religion ou au mieux est considéré comme une importation étrangère. D’où le glissement sémantique des partis politiques qui partagent votre vision de laïcité en  » séparation du politique et du religieux » ou « séparation de l’état et du religieux »

      • Daniel DELVERT dit :

        Vous avez raison de dire que vous êtes tributaire des communications qui ont été publiées. Je vous suggérais qu’il eût été judicieux et utile de décortiquer ces écrits pour essayer d’y trouver des pistes pour la nouvelle constitution. Par exemple, en allant de Doustourna pour qui le travail a été produit à Ennahdha qui s’est déclarée hostile à une élection de la Présidence au Suffrage Universel. Votez pour des Partis et dire comme vous le dîtes : « l’ensemble des sujets seront traités au sein de l’assemblée constituante », c’est comme faire un chèque en blanc. Penser qu’il est possible de traiter « du vivre ensemble des différents partis politiques », c’est une vraie bonne question. Mais comment imaginer la libre circulation des automobilistes, des piétons sans rien savoir ni du code de la route, ni du plan de circulation dans les villes, ni des cartes routières ? Je ne sors pas de chez moi. L’accident grave est assuré… Espérons que la comparaison n’ira pas jusque-là ! C’est-à-dire espérons une abstention moindre (c’est probable car les Tunisiens ont trop été privés ou trop frustrés de ce droit de vote) et espérons une Constitution juste, efficace et rapide dans une Assemblée Constituante tolérante ! Avec un peuple tunisien paisible !

  11. Interessant, les variables ont donc 5 modalités. 2 -1 – 0 – -1 – -2
    le plus interessant ce serait la typologie des partis (AFC, FACM ) pour les modalités de variables les plus fortes (femmes, islam, capitalisme, décentralisation, démocratie participative….c’est sur cette typologie que nous verrons que TROP de partis chassent sur le même terrain…mais bravo le paysage sera plus clair.. même pour les partis et les doubles langages !!! là Ennahdha va être piégé ! .. ll faut analyser demain les sorties des urnes.. et voir si les électeurs ont voté selon leurs choix… avec bien sûr beaucoup qui ne sauront pas pourquoi ils ont voté.

  12. najet amamou dit :

    et bien cher OBSERVATEUR, et pour répondre à l’adage mis en dernière page, L’AVENIR A SOURI AUX IMPOSTEURS ET NON PAS AUX AUDACIEUX rectifiez le tir mainenant!

    • Nous ne pouvons pas parler d’imposture générale tant la tendance est perceptible, l’ISIE nous l’espérons, tranchera sur la suspension de listes en infractions mais le résultat ne changera pas pour autant. Pour le reste l’audace n’a pas payé et l’élection n’a pas forcément été comprise en étant surpassé par l’urgence socioéconomique du pays… La volonté du peuple d’exiger un changement radical aura finalement dépassé les enjeux constitutionnels du scrutin.

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